
Bip… Deux yeux verts viennent de s’allumer sur un rouleau de papier toilette, et leur propriétaire a déjà l’air persuadé d’avoir la meilleure réponse. Rouleau Pote, appelé Smarty Pants dans la version originale de Toy Story 5, revient de plusieurs années de sommeil avec des piles neuves et un caractère toujours aussi culotté. Ce dessin à colorier permet de retrouver son drôle de visage numérique, son petit écran et son tableau de commandes, puis de les peindre avec les couleurs du film ou une palette entièrement inventée.
Son apparence mélange un objet très simple et une ancienne machine électronique. Le rouleau forme la partie supérieure de son corps et sert directement de visage. Ses yeux, ses sourcils et sa bouche ne sont pas dessinés comme ceux d’une poupée ou d’une figurine. Ils apparaissent sous la forme de gros pixels qui changent de position selon son expression. La base située juste en dessous possède des coins arrondis, un écran rectangulaire et trois commandes bien visibles.
Le panneau avant offre plusieurs petits détails intéressants à colorier. Le bouton placé à gauche porte le chiffre « 1 » et apparaît dans une teinte jaune ou ambrée. Au centre se trouve une commande bleu cyan, tandis que le bouton rouge de droite affiche le chiffre « 2 ». Sur certaines images officielles, le petit écran présente le nom « SMARTY PANTS ». Dans d’autres scènes, il affiche des signes et des expressions numériques.
Les enfants qui souhaitent suivre les couleurs du film peuvent laisser le rouleau blanc ou ivoire, choisir un beige crème pour le boîtier et ajouter un jaune doré sur le support latéral. Les yeux électroniques sont verts, ce qui crée un contraste net avec les tons plus doux du corps. Une autre copie du coloriage peut servir à tester une version différente, avec un écran violet, des yeux bleus ou des boutons décorés de motifs.
Avant de devenir l’un des nouveaux personnages de Toy Story 5, Rouleau Pote appartenait à Blaze. Il avait été conçu pour l’accompagner pendant l’apprentissage de la propreté. Lorsque la fillette n’a plus eu besoin de lui, le jouet a été rangé dans une ancienne cabane remplie d’objets et est resté en mode veille pendant des années. Les rayures et les petites traces présentes sur son boîtier rappellent cette longue période passée loin des autres jouets.
Son réveil ne se fait pas en douceur. Une fois équipé de piles neuves et recruté pour une mission, il retrouve immédiatement son énergie et son goût pour les remarques bien senties. Pixar le décrit comme un jouet insolent, sûr de lui et un peu monsieur-je-sais-tout. Son nom anglais joue précisément sur cette idée, puisque l’expression « smarty-pants » désigne quelqu’un qui aime montrer qu’il est plus malin que les autres.
En France, Rouleau Pote est doublé par Jonathan Cohen. Dans la version originale, Conan O’Brien lui prête sa voix. Le réalisateur Andrew Stanton avait commencé à associer le ton rapide et sarcastique de l’humoriste au personnage en écoutant son podcast. Avant son arrivée dans le projet, Stanton avait même enregistré une voix temporaire afin que les animateurs puissent travailler sur les premières séquences.
La forme de Rouleau Pote a beaucoup évolué pendant la création du film. L’une des premières pistes le représentait comme un véritable pantalon, en référence à son nom anglais. Cette silhouette ne permettait pas d’obtenir suffisamment de mouvements et d’expressions pour un long métrage. Une stagiaire prénommée Naomi a ensuite proposé un croquis associant un rouleau de papier à une base électronique. L’équipe a développé cette idée jusqu’au modèle visible dans Toy Story 5.
Les artistes ont aussi voulu montrer qu’il s’agissait d’un appareil plus ancien que les autres jouets connectés. Ils ont étudié des écrans utilisés dans les années 1980, 1990 et 2000 afin de créer une animation moins fluide, composée de gros carrés lumineux. Ce choix donne à son visage un aspect rétro immédiatement reconnaissable. Quelques pixels suffisent pour le faire sourire, froncer les sourcils ou ouvrir de grands yeux étonnés.
Cette particularité peut prolonger l’activité après la mise en couleur. Sur une feuille à petits carreaux, l’enfant peut préparer plusieurs expressions numériques avant de choisir celle qu’il dessinera sur le rouleau. Des sourcils abaissés lui donnent un air soupçonneux, des yeux ronds le rendent surpris et une rangée de carrés peut former un large sourire. Plusieurs impressions permettent de créer toute une série d’émotions sans modifier le reste du personnage.
Jessie et Pile-poil rencontrent Rouleau Pote sur la propriété de Blaze et participent à son retour dans l’aventure. Une image officielle montre également Jessie à ses côtés. Pour enrichir le coloriage, il est possible de dessiner quelques boîtes, une étagère, une porte en bois ou des piles posées près de lui. Atlas et Snappy, deux autres anciens jouets technologiques associés à Blaze, peuvent aussi rejoindre la scène.
Les grandes surfaces du boîtier se prêtent bien aux crayons de couleur ou aux craies grasses. Les chiffres, les pixels et les commandes demandent davantage de précision et peuvent être travaillés avec des feutres à pointe fine. Une feuille glissée sous le coloriage évite que l’encre ne traverse le papier. Les petites marques d’usure peuvent rester visibles ou être transformées en autocollants, étoiles et symboles dessinés par l’enfant.
Une fois la page coloriée, le petit écran peut encore changer d’apparence. Un symbole de batterie peut annoncer son réveil, quelques lettres peuvent afficher son nom et une nouvelle bouche en pixels peut préparer sa prochaine remarque. Même avec des couleurs différentes de celles du film, le rouleau, les yeux numériques et les boutons « 1 » et « 2 » permettent de reconnaître aussitôt Rouleau Pote, le vieux gadget que quelques piles ont suffi à remettre sur le devant de la scène..

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