
Dans beaucoup de dessins animés, les voisins servent juste à passer derrière une porte ou à dire une phrase avant de disparaître. Avec Pronk Oryx Antlerson, c’est complètement différent. Dès qu’il apparaît dans Zootopie, on a l’impression qu’il vient d’interrompre une dispute vieille de trois heures ou qu’il s’apprête à recommencer à hurler à travers les murs dans les dix prochaines secondes. Et c’est précisément ce qui amuse énormément les enfants. Ils ne voient pas simplement un oryx avec de grandes cornes. Ils voient immédiatement un appartement entier rempli de bruit, de coussins renversés, de voisins fatigués et de scènes absurdes qui semblent se produire tous les jours chez lui.
Très souvent, les enfants commencent à rire avant même de prendre leurs crayons. Certains imaginent déjà Judy Hopps allongée dans son lit, incapable de dormir parce que Pronk et Bucky recommencent encore leur vacarme au milieu de la nuit. D’autres inventent que les deux voisins transforment chaque discussion en compétition ridicule pour savoir qui criera le plus fort. Il suffit alors de commencer à colorier le dessin pour que tout l’immeuble du Grand Pangolin Arms commence à prendre vie autour du personnage. Une porte apparaît derrière lui. Puis un canapé. Puis une télévision énorme. Ensuite des coussins volent dans tous les sens parce qu’une bataille complètement stupide semble avoir éclaté dans le salon.
Ce qui rend Pronk Oryx Antlerson aussi amusant à colorier, c’est qu’il donne l’impression d’être incapable de vivre calmement. Même immobile sur une feuille blanche, il semble déjà au milieu d’un désordre gigantesque. Les enfants sentent ça immédiatement. Ils comprennent très vite qu’ils peuvent rendre le dessin aussi exagéré qu’ils le veulent. Certains remplissent l’appartement de boîtes de pizza, de vêtements traînant par terre et de haut parleurs immenses parce qu’ils sont persuadés que Pronk adore vivre dans le bruit permanent. D’autres imaginent des voisins qui tapent contre les murs pendant que Nick Wilde se moque discrètement de toute la situation dans le couloir.
Les grandes cornes de l’oryx animal deviennent souvent la partie préférée des enfants. Certains passent énormément de temps à choisir les couleurs parfaites. D’autres décident immédiatement que des cornes normales seraient beaucoup trop sages pour un personnage pareil. Alors apparaissent des rayures fluo, des motifs bizarres, des couleurs impossibles et même des petits dessins cachés au milieu des cornes parce qu’ils trouvent que ça rend Pronk encore plus drôle. Et le plus étonnant, c’est que tout semble fonctionner avec lui. Plus le dessin devient extravagant, plus le personnage paraît naturel dans cet univers chaotique.
Pendant que les feutres glissent sur le papier, les histoires commencent à se construire toutes seules. Certains enfants imaginent que Pronk crie parce que Bucky a mangé le dernier gâteau du frigo. D’autres pensent qu’ils se disputent pour savoir qui doit ranger le salon. Il y en a même qui inventent des guerres de coussins tellement énormes que les voisins du dessous appellent la sécurité de l’immeuble. Ce genre de personnage pousse les enfants à inventer sans arrêt de nouvelles scènes parce qu’il ressemble déjà à une catastrophe ambulante dans le meilleur sens du terme.
Très vite, le dessin ne se limite plus au personnage principal. Le couloir de l’immeuble apparaît autour de lui. Les ascenseurs tombent en panne. Des voisins ouvrent leurs portes pour écouter ce qu’il se passe encore chez les Oryx. Certains enfants dessinent même des panneaux “silence s’il vous plaît” collés sur les murs, comme si tout le bâtiment essayait désespérément de survivre au vacarme venant de l’appartement de Pronk. Et malgré ça, les enfants continuent à rendre la scène encore plus bruyante parce qu’ils sentent instinctivement que le personnage fonctionne mieux dans le chaos total.
Ce qui plaît énormément aussi, c’est le fait que Pronk ne ressemble pas à un héros parfait. Il paraît désordonné, excessif et incapable de rester discret. Les enfants adorent ce genre de personnalité parce qu’elle laisse énormément de liberté quand ils dessinent. Ils n’ont pas besoin de faire quelque chose de propre ou de réaliste. Ils peuvent inventer des montagnes de coussins, des télés gigantesques, des pizzas écrasées sur le canapé et des voisins furieux dans le couloir. Plus le dessin devient fou, plus ils ont l’impression que ça correspond exactement à l’énergie du personnage.
Beaucoup d’enfants commencent aussi à parler tout seuls pendant qu’ils colorient. “Pronk, arrête de crier !” ou “Bucky, baisse cette musique !” Certains inventent même des dialogues entiers entre les habitants de l’immeuble. Petit à petit, le coloriage ressemble moins à une activité tranquille et davantage à un épisode complètement inédit de Zootopie fabriqué directement dans leur imagination. Et c’est précisément ce qui les garde concentrés pendant très longtemps sans qu’ils s’en rendent compte.
Le fait que Pronk soit un oryx rend aussi le dessin beaucoup plus intéressant visuellement. Les longues cornes attirent immédiatement l’œil et donnent envie de tester plein d’idées différentes. Certains enfants veulent rendre le personnage élégant. D’autres le transforment en véritable tornade de couleurs fluorescentes. Il y a même ceux qui décident que l’appartement entier doit être aussi bruyant visuellement que dans leur histoire, alors ils remplissent les murs de couleurs vives, de lumières, de motifs absurdes et de détails complètement inventés.
Les personnages secondaires de Zootopie ont souvent ce pouvoir là. Comme ils ne racontent pas toute leur vie dans le film, les enfants peuvent continuer l’histoire eux mêmes. Et Pronk Oryx Antlerson est probablement l’un des personnages les plus amusants pour ça parce qu’il semble déjà vivre dans un chaos permanent. Les enfants n’ont presque aucun effort à faire pour imaginer des situations ridicules autour de lui. Tout paraît crédible avec ce personnage. Une dispute pour un coussin. Une bataille de télécommandes. Une porte claquée tellement fort que tout l’immeuble sursaute. Tout fonctionne.
Pendant que les crayons s’accumulent sur la table et que les feuilles se remplissent de détails absurdes, le dessin devient bien plus qu’un simple coloriage Disney. Les enfants construisent leur propre version du Grand Pangolin Arms, avec leurs propres voisins, leurs propres disputes et leur propre bazar. Certains demandent même une deuxième impression du dessin pour refaire une autre version encore plus folle, avec davantage de bruit, davantage de couleurs et encore plus de désordre.
Et quand tout est terminé, Pronk Oryx Antlerson ne ressemble plus du tout à un simple personnage secondaire aperçu quelques minutes dans Zootopie. Il devient le voisin le plus bruyant, le plus excessif et le plus drôle de tout l’immeuble, celui qui continue probablement à faire voler des coussins et à réveiller les voisins même longtemps après que les enfants aient rangé leurs crayons de couleur.

A seulement cinq ans, Gustavo a transformé un simple envie d’imprimer des dessins en une idée qui inspire aujourd’hui des enfants dans plus de 150 pays.
C’est ainsi qu’est né Imprimivel.com, un projet créé aux côtés de son père, Jean Bernardo, pour répandre de la couleur, de l’imagination et de la joie en 10 langues, touchant un public potentiel de plus de 800 millions d’enfants à travers le monde.
Aujourd’hui, Gustavo participe au choix des contenus, sélectionnant avec enthousiasme les thèmes et personnages capables de faire sourire d’autres enfants, toujours sous la supervision de son père, qui transforme les idées du petit en réalité.
